Micro-micro-trottoir de la Sacro-Sainte-Valentin

Source : Facebook...

 

 

Hier, l’Internet était momentanément farci de posts sirupeux ou de protestations virulentes.

Les hommes arpentaient les rues à grands pas, brandissant des bouquets rose bonbon ou violet passé. 

J’ai donc effectué un micro-micro (mais écrit-écrit) trottoir du 14 février.

C’est drôle comme cette fête, qu’on la porte aux nu(e)s ou non, crée des comportements un peu clivés. 

Distribution des rôles ci-après : 

 

 

Question :  La Saint-Valentin, ça vous parle ?

 

Jiaobo, 26 ans, ingénieur, dans une rue du 10e, deux sacs Picard pleins à craquer au bout des bras. 

« La Saint-Valentin, si ma copine ne me le rappelle pas, j’oublie que ça existe. Je travaille beaucoup et je m’en fiche complètement… Là, c’est elle qui m’a dit au téléphone quoi acheter. Si je n’ai rien oublié, on passera une très bonne soirée. Sinon… » (Il arbore un air un peu blasé.)

Célia, 24 ans, vendeuse, attend le bus 26.

« Ah, moi, j’adore la Saint-Valentin. C’est l’occasion de se faire des petits plaisirs romantiques qu’on ne fera pas forcément au quotidien. J’ai acheté des…trucs dans une boutique. Mon chéri sera surpris ce soir ! » (Elle rit et se tortille un peu).

Gilles, 47 ans, sans profession, fait la queue chez un caviste.

« Je m’en fous pas de la Saint-Valentin, au contraire, et je vais te dire pourquoi : je vais pouvoir fêter mes 8 ans de divorce ce soir. Une sole et un bon blanc. Et en charmante compagnie, en plus, tu vois…«  (Clin d’oeil appuyé).

 

Rappellons qu’à l’origine, avant le Moyen-Âge, la Saint-Valentin célébrait la passion charnelle (et le droit de cuissage aussi, probablement…).

Happy Valentine’s !

 

http://www.youtube.com/watch?v=6aumejrcEHs

— Marie G.

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