Knacki balls et grosses berthas

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Bonne année 2016 ! Comme ça rime avec un mot très usité parmi les jeunes et les moins jeunes férus de choses… physiques, j’ai une invitée avec moi et on va parler ensemble de dragons endormis. Ou pas.

 

Les médias français se sont récemment saisis de données (de 2008, de toute première fraîcheur donc) concernant la durée acceptable d’un coït, ayant fait grand bruit.  Tirées d’une étude américaine sobrement intitulée « How Long Should Intercourse Last », elles tordent le cou à l’idée reçue selon laquelle le rapport sexuel devrait durer des heures. Comme on peut l’imaginer à voir et à entendre certains médias interdits aux petits chats.

 

 

Ici, on a eu envie de parler, à deux, avec Flo :

  • Bonjour Flo, qui es-tu ?
  • Je suis la Flo Mystère, avec un cœur de meringue…
  • Bon, elle fait sa mystérieuse. Mais c’est une experte aussi en Nessie, si, si.

On a donc eu envie de s’interroger, disais-je, sur une chose si imparfaite et si affreuse (c’est du Musset, à peine transformé, bande de cancres) : la rencontre entre le serpent-qui-n’a-qu’un-œil et la madeleine à poils ras (aussi appelée « abricot » ou « marcassin » selon certaines de nos sources).

A priori, on aime bien ça, nous, jouer avec Nessie et son long cou un peu veiné. Surtout s’il est propre. Mais ce n’est pas pour autant que vous devez vous appliquer à tenir des heures messieurs. Non ?

Non !

Car il faut vous avouer une chose, au bout d’un certain temps, la badine commence à être légèrement ennuyeuse (il faut dire que si les positions changent, le mouvement reste globalement le même, et que la peau, il faut qu’il en reste sur la chair, sinon, après, on atteint le stade de la torture). Et qu’après le stade « je regarde ma montre », arrive le stade « ouille, aïe, aïe ».

Ce genre de couinement plaintif n’étant pas des plus flatteurs pour votre ego et pour la personne qui va avec, on propose ici, dans notre grandeur d’âme, de vous éclairer la loupiote. Celle du haut, pas celle du bas, s’entend.

La durée idéale des rapports se situe entre 3 et 7 minutes. Et non pas 30. Il paraît même qu’au-delà de 13 minutes les choses se dégradent sérieusement. CQFD : ne vous mettez pas la pression inutilement, et n’allez pas gâcher un bon petit quicky revigorant par un« désolé » final, haletant, attristé. Parce que vous allez bêtement plomber l’atmosphère et le petit nuage sur lequel on était en train de se prélasser. Et qu’au lieu de kiffer (car oui, un quicky bien mené vaut bien plus qu’une partie de jambes en l’air acrobatique façon «  danse avec tous les personnages chamarrés et ultra-souples du Kamasutra », où les figures s’enchaînent pendant 20 minutes.

Attendez, mais c’est qui le jury au fait ? Le chat installé sur la bibliothèque Ikea ? Le voisin furax d’entendre nos renâclements ? Nan, c’est dans nos petites têtes… élevées à la perf’ et aux magazines z’et films plus ou moins olé-olé.

On risque de devoir vous réconforter et consoler pendant de longues minutes si ça ne fonctionne pas. Voire pendant toute la soirée pour les plus inquiets d’entre vous. Et nous, on sera bonnes pour mettre de la crème sur le petit abricot pendant des jours en entendant à chaque fois la voix de la pharmacienne résonner dans l’intimité douillette de notre salle de bains : « Vous tartinez bien partout hein, ça colle mais ça répare ! »…

Ah, et tiens, pendant que l’on en est à tordre le cou aux idées reçues, et même si cela a déjà été dit et redit : la taille ne fait pas tout ! Un membre un peu trop monté en graine pourrait avoir tendance à en faire stresser certaines, et à leur faire surgir in extremis en tête toutes les excuses à sortir pour éviter de devoir faire passer ce rôti par une narine (comment ça cette allusion est abusive ?).

Au hasard : « Euh ben au final, les anglais ont débarqué ! » ou bien « Houlà il est si tard que ça ? Il faut à tout prix que je file pardon, j’ai mon cours d’aquaponey ». Les plus modestement équipés seront parfois accueillis avec soulagement, car non seulement l’étreinte se fera sans douleur, mais en plus il faut avouer que les hommes moins bien gâtés sont souvent plus compétents en la matière. Ben oui, quand on pressent un manque (à tort ou à raison), on a tendance à vouloir le compenser. Ceux qui s’imaginent sous-équipés sont pour la plupart (autant que notre échantillon puisse nous le « prouver », hein), plus à l’écoute de notre corps et de notre plaisir qu’un mec généreusement membré qui s’imaginera à tort qu’il suffit de jouer au marteau-piqueur pour nous mener tout droit au 7e ciel.

On aura aussi ceux qui ont peur de montrer le serpent, qu’il soit du type orvet ou python masqué. On vous dit « Courage ! Suffit que les deux bestioles s’apprivoisent ! Et alors, quelle belle rencontre grivoise… » (Oui, j’ai hésité la laisser, celle-là…).

Pour finir brièvement (!), l’industrie du porn vous ment les amis ! La taille n’a pas d’importance, la souplesse non plus (d’esprit, simplement.) Détendez-vous, soyez vous-même (le motto de tout bon présentateur de télé-réalité, avec un petit clin d’œil à la caméra) détendons – nous et pensons juste à (nous) faire plaisir…

« C’est un pistolet dans ta poche, ou tu es seulement content de me voir ? »

 

 

Bisous, et vive 2016, l’année, hein, de la.

Flo & M.

— Marie G.

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